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Les publications de

Roland Devresse

Beaux enfants, l’aventure est ressuscitée.

Publié par Accueil, Poèmes

Dans la nuit étoilée s’éleva Lucifer,Las de son noir royaume il monta, l’Ennemi,Haut, loin du monde rond, nuageux à demiOù se croient à l’abri les promis à l’enfer. John Milton / Le paradis perdu ( trad. Chateaubriand ) Nous avons pensé que le monde pouvait être autre chose.Souvent nous avons tenté d’en altérer le désastreD’en dévier la chutePour qu’elle devienne un autre commencementNous avons pensé…

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À hauteur de conventions

Publié par Poèmes

On dit la fureur parce qu’on n’ose pas dire la tendresse.On craint de trop se trahir.Et finalement on ne dit rien que des devinettes.On s’offre à l’autre en puzzle à reconstituer.Il faut être un monomaniaque pour persévérer dans les cas où l’être est fragmenté en milliers de pièces.Ce qui rendent addictifs les jeux que sont les autres ce sont les victoires.Les victoires sans cesse répétées.Les…

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C’est à toi que je cause

Publié par Tribune

Voilà, nous disent les médias… Voilà, les morts passent, ils diminuent, circulez et surtout consommez car demain est mort, lui aussi. A l’heure où la tempête passe, selon les médias et les politiques en tout cas, il ne nous reste qu’à regarder derrière et puis devant. Derrière se trouve nos morts, mon père par exemple. Ils sont là, enterrés et incinérés sans un dernier mot,…

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Alors je lâcherai les chiens

Publié par Poèmes

  Si j’étais un vieux roi d’Espagne, catholique intransigeant c’est ici que j’aurais fait bâtir un bagne pour y perdre mes ennemis. Au milieu de pierres de roches – volcaniques poussières où l’ocre éternellement s’achève dans le charbon Des irruptions perdues – là-bas dans l’océan. Je m’imagine quelques félons s’épuiser aux grands vents Sous le soleil ardant de ces cieux sans nuage – l’azur éternelle…

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La beauté des monstres.

Publié par Poèmes

Mais qui dira le visage de l’enfant Ou les rides déjà annoncent les pays adultes ? Mais qui dira ce triste culte Que vouent aux souffrances Les petits devenus grand ?   Je voudrais dire toutes les enfances Comme elles viennent, comme elles s’en vont Dire le visage rond dont la mâchoire s’étire Et les cernes en sillons Qui à chaque nuit s’empire Mais je n’ai pas…

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Aux idolâtres la machine reconnaissante.

Publié par Textes fondateurs

Selon la vieille technique spectaculaire du trompe l’œil, les hommes et femmes politiques en place assument encore l’image d’un pouvoir qui les a pourtant quittés. Le politique, ministre ou député, n’est en réalité, et plus que jamais, qu’une simple boite autour de la machine. Identifier le pouvoir, c’est identifier les lieux où la machine règne déjà sans fard. Prenez une rue – vous voulez traverser…

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Quelques tombeaux sans fleurs aux allées des secrets…

Publié par Narrations

.. Et autres brouillards poétiques. « Tu vois, j’ai finis par comprendre. Ça m’a mis un temps fou, mais j’ai fini par comprendre. J’étais entré dans la vie, comme ça, plein de rêves, plein d’ambitions. La tête toute pleine de brouillards poétiques. Majeur à peine je me suis abandonné à l’existence comme d’autres se laissent tomber sur les rails à l’approche des métros. J’avais moi…

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Idiocracie / Remise en cause du progressisme

Publié par Textes fondateurs

« L’évolution ne gratifie pas nécessairement l’intelligence » Dès le début, le film prend partie et proclame une remise en cause moderne de l’évolutionnisme. Les scénaristes semblent poser la théorie d’un nivellement par le bas en progression, à contrario avec le discours d’autrefois. Depuis le Renaissance au moins il était acquis que l’humanité progressait, mais depuis quelques décennies maintenant, certains émettent l’idée que nous serions…

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La littérature comme forme de la communauté.

Publié par Discerner les contours

« Que par-delà leur caractère de clôture, les grands livres n’aient jamais cessés d’être ceux qui parvenaient à créer une communauté ; qu’en d’autres termes, le livre ait toujours eu son existence hors de soi, voilà qui ne fut reconnu que récemment. » Tiqqun, lettre à l’éditeur. Il n’y a guère que les pseudos-réactionnaires, ceux qui pensent que la modernité commencent en 1980 et regrettent…

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